Le monde sans dehors.
Cita de TerKo en 17 julio 2025, 22h20Source : L’Observatoire situationniste – The Situationist Observatory.
L’image n’est plus projetée depuis un centre identifiable : elle est calculée à la volée, en fonction des profils, des données comportementales, des segments d’audience.
« Ce n’est pas très gai, mais malheureusement vrai. »
C’est avec ce constat sobre que commence l’écho qu’a suscité ce texte auprès de plusieurs compagnons de l’Atelier. Non pas une réaction de résignation, mais une lucidité partagée face à ce que l’auteur nomme « le stade terminal du spectacle » : l’emprise silencieuse, banalisée, des logiques algorithmiques sur notre perception, nos relations, nos gestes quotidiens — et désormais sur nos imaginaires.
Le texte que nous publions ici ne cherche ni à alarmer, ni à convaincre : il dresse un état des lieux sans appel, depuis l’intérieur même du dispositif, à hauteur d’usage. Loin de toute fascination technocritique ou posture catastrophiste, il cherche à nommer ce qui subsiste encore de sensible, d’irréductible, de non-compatible.
Il appelle aussi à une stratégie d’émancipation à la fois modeste et radicale : désaffiliation active, refus minuscules, brèches ouvertes dans l’ordonnancement fonctionnel du monde par le silence, la lenteur, l’invisibilité choisie. Ce sont des pistes que nous devons prendre au sérieux, non comme recettes, mais comme invitations à penser nos propres gestes collectifs, y compris dans nos façons de communiquer, d’échanger, de tisser du commun.
Un compagnon rappelle opportunément cette phrase du texte : « Ce qui échappe au réseau n’existe plus. » Faut-il dès lors réapprendre à exister en dehors ? Comment créer des espaces, même fragiles, même temporaires, où ne règnent ni la capture des données, ni la production industrielle du soi ? Comment faire de notre propre collectif un lieu de lenteur, d’attention partagée, d’expérimentations en rupture avec les automatismes dominants ?
Nous espérons que cette publication, proposée en deux langues (français et anglais) — et bientôt en espagnol —, nourrira ces réflexions et les prolongera au sein de notre agora et au-delà.
Le monde sans dehors
Le spectacle devenu monde
Rebond :
Source : L’Observatoire situationniste – The Situationist Observatory.
L’image n’est plus projetée depuis un centre identifiable : elle est calculée à la volée, en fonction des profils, des données comportementales, des segments d’audience.
« Ce n’est pas très gai, mais malheureusement vrai. »
C’est avec ce constat sobre que commence l’écho qu’a suscité ce texte auprès de plusieurs compagnons de l’Atelier. Non pas une réaction de résignation, mais une lucidité partagée face à ce que l’auteur nomme « le stade terminal du spectacle » : l’emprise silencieuse, banalisée, des logiques algorithmiques sur notre perception, nos relations, nos gestes quotidiens — et désormais sur nos imaginaires.
Le texte que nous publions ici ne cherche ni à alarmer, ni à convaincre : il dresse un état des lieux sans appel, depuis l’intérieur même du dispositif, à hauteur d’usage. Loin de toute fascination technocritique ou posture catastrophiste, il cherche à nommer ce qui subsiste encore de sensible, d’irréductible, de non-compatible.
Il appelle aussi à une stratégie d’émancipation à la fois modeste et radicale : désaffiliation active, refus minuscules, brèches ouvertes dans l’ordonnancement fonctionnel du monde par le silence, la lenteur, l’invisibilité choisie. Ce sont des pistes que nous devons prendre au sérieux, non comme recettes, mais comme invitations à penser nos propres gestes collectifs, y compris dans nos façons de communiquer, d’échanger, de tisser du commun.
Un compagnon rappelle opportunément cette phrase du texte : « Ce qui échappe au réseau n’existe plus. » Faut-il dès lors réapprendre à exister en dehors ? Comment créer des espaces, même fragiles, même temporaires, où ne règnent ni la capture des données, ni la production industrielle du soi ? Comment faire de notre propre collectif un lieu de lenteur, d’attention partagée, d’expérimentations en rupture avec les automatismes dominants ?
Nous espérons que cette publication, proposée en deux langues (français et anglais) — et bientôt en espagnol —, nourrira ces réflexions et les prolongera au sein de notre agora et au-delà.
Le monde sans dehors
Le spectacle devenu monde
El agora pretende ser un espacio de intercambio, reflexión e investigación para todos aquellos que aspiran a transformar nuestra sociedad hacia estilos de vida más respetuosos con el medio ambiente, más justos y arraigados en la democracia directa y la solidaridad local. Inspirado en las ideas de Murray Bookchin y el pensamiento comunalista, este foro es un lugar donde las voces de individuos y comunidades pueden unirse para construir un futuro basado en la descentralización, la autogestión colectiva y el respeto por las personas y nuestros ecosistemas.
En él abordamos una serie de temas relacionados con la ecología social: la defensa de los bienes comunes, las iniciativas locales de gestión colectiva, la resistencia a las infraestructuras no deseadas, las prácticas sostenibles y la creación de asambleas populares. Queremos fomentar debates constructivos y respetuosos que permitan a todos compartir sus ideas, experiencias y conocimientos, para fortalecer nuestras acciones y enriquecer nuestro pensamiento colectivo.
Tanto si eres activista, investigador, estudiante o simplemente sientes curiosidad por estos temas, aquí encontrarás una comunidad acogedora y comprometida. Este foro es ante todo una herramienta para nuestras luchas y alternativas comunes, un lugar donde plantear preguntas, compartir recursos y desarrollar estrategias concretas para avanzar juntos, creando un movimiento emancipador hacia un modelo de sociedad basado en la democracia directa, la ayuda mutua, la solidaridad y el respeto por la naturaleza.
No dudes en inscribirte, participar en los debates o incluso lanzar tus propios temas. Construyamos juntos un espacio de diálogo e inspiración para imaginar soluciones arraigadas en el respeto por los seres vivos y el poder de las comunidades locales en tensión permanente, ¡pero sobre todo al margen de las estructuras estatales y capitalistas!