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Citation de lucassss le 28 janvier 2026, 21h59Bonjour,
J'aimerais rentrer en contact avec les propriétaires du site, j'ai moi-même un site proche des idées communalistes et j'aimerais savoir s'il est possible de reprendre certains de vos articles en vous citant évidemment. Voici notre site https://leconseil.blog/ si des gens sur le forum veulent aussi contribuer (c'est un blog participatif il suffit de créer un compte pour proposer des articles) ils sont les bienvenus.
Bonjour,
J'aimerais rentrer en contact avec les propriétaires du site, j'ai moi-même un site proche des idées communalistes et j'aimerais savoir s'il est possible de reprendre certains de vos articles en vous citant évidemment. Voici notre site https://leconseil.blog/ si des gens sur le forum veulent aussi contribuer (c'est un blog participatif il suffit de créer un compte pour proposer des articles) ils sont les bienvenus.
Citation de TerKo le 30 janvier 2026, 20h28Bonjour lucassss,
Merci pour ton message et pour l’intérêt que tu portes aux textes publiés par l’Atelier. C’est toujours appréciable de voir nos travaux résonner avec d’autres démarches proches des idées communalistes et de l’écologie sociale.
L’Atelier est autogéré par un collectif ; je transmets donc ta demande à l’ensemble de celui-ci afin que nous puissions en discuter collectivement, tant sur la reprise éventuelle d’articles que sur les formes possibles de collaboration. Nous reviendrons vers toi, très probablement, en fin de semaine prochaine.
Merci également pour le partage de ton site et pour l’invitation à contribuer — c’est précieux de voir se tisser des espaces de réflexion et de discussion partagés.
Au plaisir d’échanger prochainement,
Solidairement,TerKo pour l'Atelier
Bonjour lucassss,
Merci pour ton message et pour l’intérêt que tu portes aux textes publiés par l’Atelier. C’est toujours appréciable de voir nos travaux résonner avec d’autres démarches proches des idées communalistes et de l’écologie sociale.
L’Atelier est autogéré par un collectif ; je transmets donc ta demande à l’ensemble de celui-ci afin que nous puissions en discuter collectivement, tant sur la reprise éventuelle d’articles que sur les formes possibles de collaboration. Nous reviendrons vers toi, très probablement, en fin de semaine prochaine.
Merci également pour le partage de ton site et pour l’invitation à contribuer — c’est précieux de voir se tisser des espaces de réflexion et de discussion partagés.
Au plaisir d’échanger prochainement,
Solidairement,
TerKo pour l'Atelier
Citation de lucassss le 31 janvier 2026, 15h31Merci pour la réponse et l'intérêt que vous portez à notre travail réciproquement. Dans le contexte actuel c'est d'autant plus important d'avoir des voix communalistes et de faire avancer les idées de l'écologie sociale, c'est pour ça que je pense à titre personnel mais aussi avec mes quelques camarades qu'il faut qu'on se soutiennent mutuellement entre structures pour augmenter notre impact.
Notre objectif ne serait pas simplement de republier vos articles mais de créer du lien, pourquoi pas une collaboration plus approfondie dans le futur. En tout cas nous pensons que c'est précieux que nos voix soient entendus pour enfin faire entendre une vraie alternative au capitalisme.
Hâte d'avoir votre retour et au plaisir d'échanger plus tard,
Lucas
Merci pour la réponse et l'intérêt que vous portez à notre travail réciproquement. Dans le contexte actuel c'est d'autant plus important d'avoir des voix communalistes et de faire avancer les idées de l'écologie sociale, c'est pour ça que je pense à titre personnel mais aussi avec mes quelques camarades qu'il faut qu'on se soutiennent mutuellement entre structures pour augmenter notre impact.
Notre objectif ne serait pas simplement de republier vos articles mais de créer du lien, pourquoi pas une collaboration plus approfondie dans le futur. En tout cas nous pensons que c'est précieux que nos voix soient entendus pour enfin faire entendre une vraie alternative au capitalisme.
Hâte d'avoir votre retour et au plaisir d'échanger plus tard,
Lucas
Citation de TerKo le 8 février 2026, 21h43Bonjour Lucas,
Merci pour ton message et pour l’intérêt que tu portes aux textes et aux positions portées par l’Atelier.
Plusieurs membres du collectif ont pris le temps de consulter différents articles publiés sur Le Conseil, ainsi que de regarder plus attentivement votre inscription au sein du réseau L’Offensive. Ces éléments ont suscité, à ce stade, un certain nombre de réserves et de questionnements politiques, notamment quant au positionnement revendiqué, aux usages du terme « communalisme », et à la manière dont celui-ci est aujourd’hui articulé à des stratégies institutionnelles et électorales.
À la lecture attentive de certains textes récents de L’Offensive — notamment le Communiqué mensuel de janvier 2026 — un point de désaccord stratégique important mérite d’être clarifié. La perspective consistant à conquérir des mairies par des listes dites radicales afin d’en faire des « zones libérées de la tutelle de l’État », bien qu’un temps évoquée par Murray Bookchin lui-même, ne nous semble plus opérante dans les conditions actuelles. Le très faible niveau d’autonomie réelle des communes, leur dépendance juridique, financière et administrative à l’État, ainsi que de nombreuses expériences municipales récentes en Europe, montrent largement les limites — voire les impasses — de ce type de stratégie. En France, où la centralisation est particulièrement verrouillée, ces contraintes nous paraissent encore plus marquées.
Dans ce contexte, des formulations telles que :
« Chaque mairie conquise par des listes radicales doit devenir une zone libérée de la tutelle de l’État où le budget et les lois sont décidées par des assemblées populaires souveraines »
nous semblent relever davantage du registre de l’affichage ou du fantasme politique que d’une stratégie réellement applicable dans le cadre institutionnel existant.C’est également à cette aune que nous observons avec beaucoup de réserves certaines dynamiques contemporaines — comme « La Commune est à nous » — et, plus largement, l’usage du terme « communalisme » à des fins électoralistes, voire comme vecteur d’une ambition de prise de pouvoir étatique (LFi). Nous publierons d’ailleurs très prochainement un article revenant de manière critique sur ce que nous analysons comme une confusion et une instrumentalisation actuelles du communalisme.
Rien n’est arrêté définitivement à ce jour, mais les retours internes dont nous disposons pour l’instant laissent entrevoir peu de chances qu’un accord de partage ou de republication d’articles puisse se dégager à court terme. Cela relève d’une appréciation politique collective, et non d’un refus abstrait du dialogue ou de l’échange.
Cela n’empêche en rien, en revanche, la possibilité d’échanges de fond. Clarifier sincèrement nos convergences et nos divergences sur ce que nous entendons par écologie sociale et communalisme — dans une perspective émancipatrice, critique des institutions capitalistes et étatiques — nous paraît au contraire indispensable. De ce point de vue, l’Agora peut tout à fait constituer un espace approprié pour poursuivre ces discussions de manière ouverte, argumentée et sans faux accords.
Nous te remercions en tout cas pour ta démarche et pour la franchise de ton message, et restons disponibles pour échanger sur le fond dans ce cadre.
Solidairement,
TerKo
pour l’Atelier d’écologie sociale et communalisme
Bonjour Lucas,
Merci pour ton message et pour l’intérêt que tu portes aux textes et aux positions portées par l’Atelier.
Plusieurs membres du collectif ont pris le temps de consulter différents articles publiés sur Le Conseil, ainsi que de regarder plus attentivement votre inscription au sein du réseau L’Offensive. Ces éléments ont suscité, à ce stade, un certain nombre de réserves et de questionnements politiques, notamment quant au positionnement revendiqué, aux usages du terme « communalisme », et à la manière dont celui-ci est aujourd’hui articulé à des stratégies institutionnelles et électorales.
À la lecture attentive de certains textes récents de L’Offensive — notamment le Communiqué mensuel de janvier 2026 — un point de désaccord stratégique important mérite d’être clarifié. La perspective consistant à conquérir des mairies par des listes dites radicales afin d’en faire des « zones libérées de la tutelle de l’État », bien qu’un temps évoquée par Murray Bookchin lui-même, ne nous semble plus opérante dans les conditions actuelles. Le très faible niveau d’autonomie réelle des communes, leur dépendance juridique, financière et administrative à l’État, ainsi que de nombreuses expériences municipales récentes en Europe, montrent largement les limites — voire les impasses — de ce type de stratégie. En France, où la centralisation est particulièrement verrouillée, ces contraintes nous paraissent encore plus marquées.
Dans ce contexte, des formulations telles que :
« Chaque mairie conquise par des listes radicales doit devenir une zone libérée de la tutelle de l’État où le budget et les lois sont décidées par des assemblées populaires souveraines »
nous semblent relever davantage du registre de l’affichage ou du fantasme politique que d’une stratégie réellement applicable dans le cadre institutionnel existant.
C’est également à cette aune que nous observons avec beaucoup de réserves certaines dynamiques contemporaines — comme « La Commune est à nous » — et, plus largement, l’usage du terme « communalisme » à des fins électoralistes, voire comme vecteur d’une ambition de prise de pouvoir étatique (LFi). Nous publierons d’ailleurs très prochainement un article revenant de manière critique sur ce que nous analysons comme une confusion et une instrumentalisation actuelles du communalisme.
Rien n’est arrêté définitivement à ce jour, mais les retours internes dont nous disposons pour l’instant laissent entrevoir peu de chances qu’un accord de partage ou de republication d’articles puisse se dégager à court terme. Cela relève d’une appréciation politique collective, et non d’un refus abstrait du dialogue ou de l’échange.
Cela n’empêche en rien, en revanche, la possibilité d’échanges de fond. Clarifier sincèrement nos convergences et nos divergences sur ce que nous entendons par écologie sociale et communalisme — dans une perspective émancipatrice, critique des institutions capitalistes et étatiques — nous paraît au contraire indispensable. De ce point de vue, l’Agora peut tout à fait constituer un espace approprié pour poursuivre ces discussions de manière ouverte, argumentée et sans faux accords.
Nous te remercions en tout cas pour ta démarche et pour la franchise de ton message, et restons disponibles pour échanger sur le fond dans ce cadre.
Solidairement,
TerKo
pour l’Atelier d’écologie sociale et communalisme
Citation de lucassss le 8 février 2026, 23h28Bonjour,
Merci pour votre réponse, pour le temps qui a manifestement été consacré à la lecture de nos textes, et pour la franchise des désaccords que vous formulez.
Je souhaite néanmoins revenir sur plusieurs points, car certaines critiques adressées à L’Offensive reposent, à mon sens, sur des lectures partielles, voire sur des glissements interprétatifs qui méritent d’être clarifiés.
Tout d’abord, concernant la question des municipales et de la « conquête des mairies ». Il ne s’agit ni, dans nos textes, ni dans notre pratique, de nourrir l’illusion qu’une commune française pourrait, par simple victoire électorale, s’extraire juridiquement et administrativement de l’État. Nous sommes parfaitement conscients du degré de centralisation, de dépendance financière et de contraintes normatives qui pèsent sur les collectivités locales en France.
Lorsque nous parlons de municipalités comme de points d’appui potentiels pour une dynamique communaliste, cela s’inscrit explicitement dans une perspective de conflit, de désobéissance, de construction de rapports de force et de développement d’un pouvoir populaire autonome — et non dans une logique de gestion institutionnelle ou de substitution douce à l’État. La référence à des « zones libérées » ne renvoie pas à une promesse institutionnelle clé en main, mais à un horizon stratégique, conflictuel et nécessairement instable, dont nous ne masquons ni les limites ni les risques.
Sur ce point, la critique consistant à réduire cette perspective à un « fantasme politique » nous semble insuffisante si elle ne s’accompagne pas d’une proposition alternative crédible. Refuser toute articulation, même conflictuelle, avec l’échelon communal au motif de son encadrement étatique revient souvent, dans les faits, à laisser cet espace entièrement aux forces gestionnaires ou réactionnaires — sans pour autant résoudre la question centrale : où et comment se construisent aujourd’hui des contre-pouvoirs durables et massifs ?
Concernant l’usage du terme « communalisme », nous partageons le constat d’une confusion contemporaine et de tentatives de récupération, notamment électoralistes, nous préparons d'ailleurs un texte qui critique cette réappropriation par LFI. C’est précisément pour cette raison que L’Offensive s’efforce de l’inscrire dans une filiation clairement anti-étatique, anti-capitaliste et fédéraliste, en assumant l’héritage critique de l’écologie sociale et de Bookchin, sans fétichisation ni dogmatisme.
Assimiler notre usage du communalisme à des stratégies de conquête étatique ou à des dynamiques comme celles portées par LFI ne correspond ni à nos textes, ni à nos pratiques, ni à nos positions publiques, raison pour laquelle nous ne sommes pas aligné sur le groupe PEPS qui se présente comme communaliste et qui a des députés à l'Assemblée nationale ce qui nous paraît contraire à nos principes. L’Offensive n’est ni un appareil électoral, ni un projet de prise du pouvoir d’État, et nous avons toujours insisté sur la nécessité de l’autonomie des mouvements sociaux, de la démocratie directe et de l’auto-organisation populaire en dehors et contre les logiques partisanes. Les élections municipales sont assez secondaires, même si nous y participons par stratégie nous savons bien que ça ne sera pas par ce biais que nous construirons un contre-pouvoir révolutionnaire.
Enfin, si nous prenons acte du fait qu’un accord de republication ne semble pas envisageable à court terme, nous regretterions que le désaccord stratégique se transforme en procès d’intention. Les débats sur les formes d’articulation entre autonomie populaire, institutions locales, stratégie révolutionnaire et écologie sociale sont anciens, complexes, et ne peuvent être tranchés par des oppositions simplificatrices entre « pureté » et « compromission ».
Nous partageons en revanche votre point sur la nécessité d’un échange de fond, exigeant et sans faux accords. Si l’Agora peut être un espace pour confronter sérieusement nos analyses, nos divergences et nos hypothèses stratégiques — y compris de manière critique et conflictuelle — nous y sommes pleinement disposés. Sans doute qu'avant d'acter des divergences stratégiques, nous devrions d'avantage discuter pour nous comprendre et pour mieux saisir nos positions respectives.
Solidairement,
Lucas
Bonjour,
Merci pour votre réponse, pour le temps qui a manifestement été consacré à la lecture de nos textes, et pour la franchise des désaccords que vous formulez.
Je souhaite néanmoins revenir sur plusieurs points, car certaines critiques adressées à L’Offensive reposent, à mon sens, sur des lectures partielles, voire sur des glissements interprétatifs qui méritent d’être clarifiés.
Tout d’abord, concernant la question des municipales et de la « conquête des mairies ». Il ne s’agit ni, dans nos textes, ni dans notre pratique, de nourrir l’illusion qu’une commune française pourrait, par simple victoire électorale, s’extraire juridiquement et administrativement de l’État. Nous sommes parfaitement conscients du degré de centralisation, de dépendance financière et de contraintes normatives qui pèsent sur les collectivités locales en France.
Lorsque nous parlons de municipalités comme de points d’appui potentiels pour une dynamique communaliste, cela s’inscrit explicitement dans une perspective de conflit, de désobéissance, de construction de rapports de force et de développement d’un pouvoir populaire autonome — et non dans une logique de gestion institutionnelle ou de substitution douce à l’État. La référence à des « zones libérées » ne renvoie pas à une promesse institutionnelle clé en main, mais à un horizon stratégique, conflictuel et nécessairement instable, dont nous ne masquons ni les limites ni les risques.
Sur ce point, la critique consistant à réduire cette perspective à un « fantasme politique » nous semble insuffisante si elle ne s’accompagne pas d’une proposition alternative crédible. Refuser toute articulation, même conflictuelle, avec l’échelon communal au motif de son encadrement étatique revient souvent, dans les faits, à laisser cet espace entièrement aux forces gestionnaires ou réactionnaires — sans pour autant résoudre la question centrale : où et comment se construisent aujourd’hui des contre-pouvoirs durables et massifs ?
Concernant l’usage du terme « communalisme », nous partageons le constat d’une confusion contemporaine et de tentatives de récupération, notamment électoralistes, nous préparons d'ailleurs un texte qui critique cette réappropriation par LFI. C’est précisément pour cette raison que L’Offensive s’efforce de l’inscrire dans une filiation clairement anti-étatique, anti-capitaliste et fédéraliste, en assumant l’héritage critique de l’écologie sociale et de Bookchin, sans fétichisation ni dogmatisme.
Assimiler notre usage du communalisme à des stratégies de conquête étatique ou à des dynamiques comme celles portées par LFI ne correspond ni à nos textes, ni à nos pratiques, ni à nos positions publiques, raison pour laquelle nous ne sommes pas aligné sur le groupe PEPS qui se présente comme communaliste et qui a des députés à l'Assemblée nationale ce qui nous paraît contraire à nos principes. L’Offensive n’est ni un appareil électoral, ni un projet de prise du pouvoir d’État, et nous avons toujours insisté sur la nécessité de l’autonomie des mouvements sociaux, de la démocratie directe et de l’auto-organisation populaire en dehors et contre les logiques partisanes. Les élections municipales sont assez secondaires, même si nous y participons par stratégie nous savons bien que ça ne sera pas par ce biais que nous construirons un contre-pouvoir révolutionnaire.
Enfin, si nous prenons acte du fait qu’un accord de republication ne semble pas envisageable à court terme, nous regretterions que le désaccord stratégique se transforme en procès d’intention. Les débats sur les formes d’articulation entre autonomie populaire, institutions locales, stratégie révolutionnaire et écologie sociale sont anciens, complexes, et ne peuvent être tranchés par des oppositions simplificatrices entre « pureté » et « compromission ».
Nous partageons en revanche votre point sur la nécessité d’un échange de fond, exigeant et sans faux accords. Si l’Agora peut être un espace pour confronter sérieusement nos analyses, nos divergences et nos hypothèses stratégiques — y compris de manière critique et conflictuelle — nous y sommes pleinement disposés. Sans doute qu'avant d'acter des divergences stratégiques, nous devrions d'avantage discuter pour nous comprendre et pour mieux saisir nos positions respectives.
Solidairement,
Lucas
Citation de TerKo le 9 février 2026, 0h25Bonjour Lucas,
Merci pour ta réponse, pour le temps que tu as pris à expliciter vos positions, et pour le ton posé avec lequel tu assumes les désaccords.
Je voudrais revenir sur un point précis, non pour nourrir une polémique, mais afin de clarifier ce qui relève — de part et d’autre — d’un procès d’intention ou, au contraire, d’une lecture fondée sur des éléments publics.
Lorsque nous évoquons des ambiguïtés ou des contradictions concernant le positionnement de L’Offensive, nous ne nous appuyons pas sur des interprétations abstraites, mais sur des textes et prises de position publiquement assumés.
À titre d’exemple, l’article « Pour des listes municipalistes libertaires partout en France », publié en avril 2025 sur offensive.eco et cosigné par L’Offensive, PEPS, Sainté populaire, le Collectif Nosotros et NP2C, appelle explicitement à la constitution de listes municipales en vue des élections de 2026. Ce texte inscrit sans ambiguïté le communalisme dans une stratégie électorale municipale, en postulant une capacité de transformation radicale de l’institution communale existante, tout en sous-estimant, à notre sens, fortement les contraintes structurelles de l’État et les effets bien connus de normalisation institutionnelle.À partir de là, il nous semble difficile de considérer comme infondée l’analyse selon laquelle il existe — ou a existé — une proximité stratégique entre L’Offensive et des dynamiques municipalistes électorales que nous jugeons problématiques. Il ne s’agit pas, de notre point de vue, d’un procès d’intention, mais d’un constat politique à partir de documents publics. Si votre ligne a évolué depuis ces prises de position, il serait utile que cette évolution soit explicitée afin que le débat puisse se faire sur des bases claires.
Sur le fond, nous entendons bien que vous conceviez l’échelon municipal comme un terrain conflictuel possible. De notre côté, nous estimons qu’une stratégie pouvant éventuellement s’inscrire dans le cadre du municipalisme libertaire — tel que l’avait avancé Murray Bookchin — ne pourrait avoir de sens que si des assemblées populaires préexistent réellement, disposent d’une autonomie politique effective et d’une légitimité construite en amont de toute échéance électorale. L’élection ne saurait alors constituer un point de départ du processus communaliste, mais tout au plus un moment secondaire, strictement subordonné à un pouvoir populaire déjà constitué et opérant.
Or, au regard des conditions actuelles et des expériences accumulées, l’hypothèse d’un déclenchement communaliste par l’élection nous semble aujourd’hui largement dépassée. Ce que nous observons en pratique — y compris dans les appels à des listes municipalistes — relève le plus souvent d’une logique où l’élection devient le levier central de la dynamique — un renversement stratégique que nous jugeons problématique.
À l’inverse, l’Atelier fait le choix de concentrer ses forces sur une stratégie de double pouvoir, construite contre — et surtout hors — de l’ensemble des institutions étatiques et capitalistes, y compris municipales, sans pour autant renier le fait que nous considérons la commune comme la structure élémentaire du communalisme. Il s’agit d’un processus instituant, à bâtir ici et maintenant, dans la durée, par l’auto-organisation, la fédération des assemblées populaires et leur mise en confédération à des échelles supra-locales, afin d’assurer la coopération, l’entraide et la solidarité, et de permettre le développement progressif de leur autonomie politique, matérielle et sociale, jusqu’à se substituer de fait à l’État et au capitalisme — non par conquête institutionnelle, mais par dépassement politique.
Cela ne signifie ni refus du débat, ni posture de « pureté ». Cela signifie simplement que nous situons différemment les conditions actuelles de possibilité d’un projet communaliste réellement émancipateur, en particulier dans le contexte français.
Nous prenons en tout cas acte de votre volonté d’échanger sur le fond. Si l’Agora peut constituer un espace pour confronter sérieusement nos analyses, clarifier nos positions respectives et discuter ouvertement des enjeux politiques, stratégiques et tactiques, nous y sommes tout à fait disposés. C’est sans doute à ce niveau — public, argumenté et sincère — que des divergences pourront être mieux comprises, et que d’éventuelles convergences pourront, le cas échéant, émerger sans faux accords ni malentendus.
Si vous le souhaitez, je peux dès à présent ouvrir sur l’Agora un sous-forum dédié à ces échanges entre Le Conseil et l’Atelier, afin de permettre un dialogue suivi, clair et accessible à toutes et tous, dans les meilleures conditions.
Solidairement,
TerKo
pour l’Atelier d’écologie sociale et communalisme
Bonjour Lucas,
Merci pour ta réponse, pour le temps que tu as pris à expliciter vos positions, et pour le ton posé avec lequel tu assumes les désaccords.
Je voudrais revenir sur un point précis, non pour nourrir une polémique, mais afin de clarifier ce qui relève — de part et d’autre — d’un procès d’intention ou, au contraire, d’une lecture fondée sur des éléments publics.
Lorsque nous évoquons des ambiguïtés ou des contradictions concernant le positionnement de L’Offensive, nous ne nous appuyons pas sur des interprétations abstraites, mais sur des textes et prises de position publiquement assumés.
À titre d’exemple, l’article « Pour des listes municipalistes libertaires partout en France », publié en avril 2025 sur offensive.eco et cosigné par L’Offensive, PEPS, Sainté populaire, le Collectif Nosotros et NP2C, appelle explicitement à la constitution de listes municipales en vue des élections de 2026. Ce texte inscrit sans ambiguïté le communalisme dans une stratégie électorale municipale, en postulant une capacité de transformation radicale de l’institution communale existante, tout en sous-estimant, à notre sens, fortement les contraintes structurelles de l’État et les effets bien connus de normalisation institutionnelle.
À partir de là, il nous semble difficile de considérer comme infondée l’analyse selon laquelle il existe — ou a existé — une proximité stratégique entre L’Offensive et des dynamiques municipalistes électorales que nous jugeons problématiques. Il ne s’agit pas, de notre point de vue, d’un procès d’intention, mais d’un constat politique à partir de documents publics. Si votre ligne a évolué depuis ces prises de position, il serait utile que cette évolution soit explicitée afin que le débat puisse se faire sur des bases claires.
Sur le fond, nous entendons bien que vous conceviez l’échelon municipal comme un terrain conflictuel possible. De notre côté, nous estimons qu’une stratégie pouvant éventuellement s’inscrire dans le cadre du municipalisme libertaire — tel que l’avait avancé Murray Bookchin — ne pourrait avoir de sens que si des assemblées populaires préexistent réellement, disposent d’une autonomie politique effective et d’une légitimité construite en amont de toute échéance électorale. L’élection ne saurait alors constituer un point de départ du processus communaliste, mais tout au plus un moment secondaire, strictement subordonné à un pouvoir populaire déjà constitué et opérant.
Or, au regard des conditions actuelles et des expériences accumulées, l’hypothèse d’un déclenchement communaliste par l’élection nous semble aujourd’hui largement dépassée. Ce que nous observons en pratique — y compris dans les appels à des listes municipalistes — relève le plus souvent d’une logique où l’élection devient le levier central de la dynamique — un renversement stratégique que nous jugeons problématique.
À l’inverse, l’Atelier fait le choix de concentrer ses forces sur une stratégie de double pouvoir, construite contre — et surtout hors — de l’ensemble des institutions étatiques et capitalistes, y compris municipales, sans pour autant renier le fait que nous considérons la commune comme la structure élémentaire du communalisme. Il s’agit d’un processus instituant, à bâtir ici et maintenant, dans la durée, par l’auto-organisation, la fédération des assemblées populaires et leur mise en confédération à des échelles supra-locales, afin d’assurer la coopération, l’entraide et la solidarité, et de permettre le développement progressif de leur autonomie politique, matérielle et sociale, jusqu’à se substituer de fait à l’État et au capitalisme — non par conquête institutionnelle, mais par dépassement politique.
Cela ne signifie ni refus du débat, ni posture de « pureté ». Cela signifie simplement que nous situons différemment les conditions actuelles de possibilité d’un projet communaliste réellement émancipateur, en particulier dans le contexte français.
Nous prenons en tout cas acte de votre volonté d’échanger sur le fond. Si l’Agora peut constituer un espace pour confronter sérieusement nos analyses, clarifier nos positions respectives et discuter ouvertement des enjeux politiques, stratégiques et tactiques, nous y sommes tout à fait disposés. C’est sans doute à ce niveau — public, argumenté et sincère — que des divergences pourront être mieux comprises, et que d’éventuelles convergences pourront, le cas échéant, émerger sans faux accords ni malentendus.
Si vous le souhaitez, je peux dès à présent ouvrir sur l’Agora un sous-forum dédié à ces échanges entre Le Conseil et l’Atelier, afin de permettre un dialogue suivi, clair et accessible à toutes et tous, dans les meilleures conditions.
Solidairement,
TerKo
pour l’Atelier d’écologie sociale et communalisme
Citation de lucassss le 9 février 2026, 10h11Bonjour,
Merci pour ces précisions et pour la manière posée dont tu explicites votre lecture.
Sur le point que tu souleves : vous avez raison de rappeler que certains textes publics de L’Offensive ont, à un moment donné, mis l’accent sur la constitution de listes municipales. Nous ne contestons pas cet élément, ni le fait que ces formulations aient pu nourrir des ambiguïtés stratégiques.
La ligne que nous défendons cependant se veut explicitement inscrite dans une stratégie de double pouvoir : les élections, lorsqu’elles sont envisagées, ne constituent ni un point de départ ni un levier central, mais un moment éventuellement secondaire, strictement subordonné à l’existence et à l’autonomie d’assemblées populaires déjà constituées. Sans pouvoir populaire réel en amont, il n’y a pour nous ni communalisme, ni perspective émancipatrice crédible.
Sur ce point, il me semble que nos désaccords portent moins sur les principes généraux que sur l’appréciation des conditions actuelles et des séquences stratégiques possibles, ce qui mérite effectivement d’être discuté de manière approfondie et argumentée.
Nous sommes donc tout à fait favorables à la poursuite de cet échange dans un cadre public et clair. Si tu ou vous ouvrez un sous-forum dédié sur l’Agora, nous y participerons volontiers afin de confronter nos analyses sans faux accords ni caricatures. Je pense par contre que ce sous-forum devrait plutôt être entre l'Offensive et l'Atelier, puisque Le Conseil est un groupe relativement autonome qui peut avoir ses propres analyses divergentes, d'autant que différentes sensibilités peuvent être représentés allant du communisme de conseils au communalisme en fonction des membres donc nous n'avons pas de position unique.
Solidairement,
Lucas
Bonjour,
Merci pour ces précisions et pour la manière posée dont tu explicites votre lecture.
Sur le point que tu souleves : vous avez raison de rappeler que certains textes publics de L’Offensive ont, à un moment donné, mis l’accent sur la constitution de listes municipales. Nous ne contestons pas cet élément, ni le fait que ces formulations aient pu nourrir des ambiguïtés stratégiques.
La ligne que nous défendons cependant se veut explicitement inscrite dans une stratégie de double pouvoir : les élections, lorsqu’elles sont envisagées, ne constituent ni un point de départ ni un levier central, mais un moment éventuellement secondaire, strictement subordonné à l’existence et à l’autonomie d’assemblées populaires déjà constituées. Sans pouvoir populaire réel en amont, il n’y a pour nous ni communalisme, ni perspective émancipatrice crédible.
Sur ce point, il me semble que nos désaccords portent moins sur les principes généraux que sur l’appréciation des conditions actuelles et des séquences stratégiques possibles, ce qui mérite effectivement d’être discuté de manière approfondie et argumentée.
Nous sommes donc tout à fait favorables à la poursuite de cet échange dans un cadre public et clair. Si tu ou vous ouvrez un sous-forum dédié sur l’Agora, nous y participerons volontiers afin de confronter nos analyses sans faux accords ni caricatures. Je pense par contre que ce sous-forum devrait plutôt être entre l'Offensive et l'Atelier, puisque Le Conseil est un groupe relativement autonome qui peut avoir ses propres analyses divergentes, d'autant que différentes sensibilités peuvent être représentés allant du communisme de conseils au communalisme en fonction des membres donc nous n'avons pas de position unique.
Solidairement,
Lucas
Citation de TerKo le 9 février 2026, 13h58Bonjour Lucas,
Merci pour ta réponse, et surtout pour la clarté et la sincérité avec lesquelles tu assumes le fait que certains positionnements passés de L’Offensive aient pu prêter à confusion quant à votre ligne stratégique. Cette reconnaissance nous paraît importante, non pas pour solder le passé, mais pour repartir sur des bases saines et honnêtes, propices à un échange réel.
Nous prenons également bonne note de la précision que tu apportes quant à votre inscription actuelle dans une perspective de double pouvoir, avec une participation électorale pensée — le cas échéant — comme strictement secondaire et subordonnée à l’existence d’assemblées populaires autonomes. Comme tu le soulignes justement, nos échanges portent sans doute moins sur des principes abstraits que sur l’appréciation concrète des conditions actuelles et des séquences stratégiques possibles ; c’est précisément ce terrain qu’il est utile de travailler collectivement, sans faux accords ni caricatures.
Dans cet esprit, et conformément à ta suggestion, je vais ouvrir sur l’Agora un sous-forum dédié aux échanges entre L’Offensive et l’Atelier. Il constituera un espace de discussion et de réflexion collective permettant de confronter nos analyses, d’explorer nos divergences et, le cas échéant — nous l’espérons — de faire émerger des convergences réelles et assumées, susceptibles de contribuer à l’impulsion d’un mouvement émancipateur vers l’écologie sociale communaliste.
Au plaisir de poursuivre ces échanges dans ce cadre,
Solidairement,
TerKo
pour l’Atelier d’écologie sociale et communalisme
Bonjour Lucas,
Merci pour ta réponse, et surtout pour la clarté et la sincérité avec lesquelles tu assumes le fait que certains positionnements passés de L’Offensive aient pu prêter à confusion quant à votre ligne stratégique. Cette reconnaissance nous paraît importante, non pas pour solder le passé, mais pour repartir sur des bases saines et honnêtes, propices à un échange réel.
Nous prenons également bonne note de la précision que tu apportes quant à votre inscription actuelle dans une perspective de double pouvoir, avec une participation électorale pensée — le cas échéant — comme strictement secondaire et subordonnée à l’existence d’assemblées populaires autonomes. Comme tu le soulignes justement, nos échanges portent sans doute moins sur des principes abstraits que sur l’appréciation concrète des conditions actuelles et des séquences stratégiques possibles ; c’est précisément ce terrain qu’il est utile de travailler collectivement, sans faux accords ni caricatures.
Dans cet esprit, et conformément à ta suggestion, je vais ouvrir sur l’Agora un sous-forum dédié aux échanges entre L’Offensive et l’Atelier. Il constituera un espace de discussion et de réflexion collective permettant de confronter nos analyses, d’explorer nos divergences et, le cas échéant — nous l’espérons — de faire émerger des convergences réelles et assumées, susceptibles de contribuer à l’impulsion d’un mouvement émancipateur vers l’écologie sociale communaliste.
Au plaisir de poursuivre ces échanges dans ce cadre,
Solidairement,
TerKo
pour l’Atelier d’écologie sociale et communalisme
L’agora se veut être un espace d’échanges, de réflexion et de recherche pour toutes celles et ceux qui aspirent à transformer notre société vers des modes de vie plus respectueux de l’environnement, plus justes, et ancrés dans la démocratie directe et la solidarité locale. Inspiré des idées de Murray Bookchin et de la pensée communaliste, ce forum est un lieu où les voix des individus et des communautés peuvent se rassembler pour construire ensemble un avenir fondé sur la décentralisation, l’autogestion collective dans le respect humain et de nos écosystèmes.
Ici, nous abordons une diversité de sujets qui touchent aux enjeux de l’écologie sociale : défense des biens communs, initiatives locales de gestion collective, résistance aux infrastructures non désirées, pratiques durables, ou encore la création d’assemblées populaires. Nous souhaitons encourager des discussions constructives et respectueuses qui permettent à chacun et chacune de partager ses idées, ses expériences et ses connaissances pour renforcer nos actions et enrichir nos réflexions collectives.
Que vous soyez activiste, chercheur, étudiant ou simplement curieux de ces thématiques, vous trouverez ici une communauté accueillante et engagée. Ce forum est avant tout un outil au service de nos luttes et alternatives communes, un espace pour poser des questions, partager des ressources, et développer des stratégies concrètes pour avancer ensemble en créant un mouvement émancipateur vers un modèle de société fondé sur la démocratie directe, l’entraide, la solidarité et le respect de la nature.
N’hésitez pas à vous inscrire, à participer aux discussions ou même à lancer vos propres sujets. Ensemble, construisons un espace de dialogue et d’inspiration pour imaginer des solutions ancrées dans le respect du vivant et le pouvoir des communautés locales en tension permanente, mais surtout hors des structures étatiques et capitalistes !