«L’Adventice» — Colectivo de ecología social y perspectivas comunalistas
El Ágora
Aquí intercambiamos opiniones libremente para comprender, cuestionar y poner en práctica juntos la Ecología Social.
Novedad: los espacios públicos de Ágora ya son accesibles sin necesidad de registrarse.
Puedes consultar los debates, responder a los temas existentes o proponer nuevas reflexiones bajo la mención «invitado/a». En este caso, los nuevos debates se someten a validación antes de su publicación con el fin de preservar la calidad de los intercambios y protegernos de los bots. Las personas que deseen intervenir con su propio nombre o con un seudónimo permanente también pueden crear una cuenta de forma gratuita registrándose.
El Ágora es un espacio de intercambio, reflexión e investigación inspirado en la ecología social y el comunalismo. Su objetivo es reunir a quienes deseen contribuir al surgimiento de sociedades más justas, más ecológicas y basadas en la democracia directa, la ayuda mutua y la autonomía colectiva.
Los dos espacios públicos —uno francófono y otro anglófono (compartido con el Transnational Institute of Social Ecology – TRISE)— tienen como objetivo fomentar el intercambio de experiencias, recursos y reflexiones en torno a los retos ecológicos, sociales y políticos de nuestro tiempo.
Tanto si eres activista, investigador, estudiante o simplemente tienes curiosidad por estos temas, no dudes en participar en los debates o en proponer tus propios temas. Juntos, demos vida a un espacio de diálogo y aprendizaje mutuo para imaginar y construir alternativas capaces de afirmarse al margen de las estructuras estatales y capitalistas.
La gauche autogestionnaire a ses mythes fondateurs : les usines de Turin en 1919, la révolution espagnole de 1936, les coopératives de Mondragón. Nicolas Casaux s'attaque à ces mythes dans un article récent, en réponse au livre de Guillaume Etiévant "Autogestion générale – sortir du capitalisme".
Sa thèse est simple, et cinglante : gérer démocratiquement une infrastructure capitaliste déjà construite, ce n'est pas sortir du capitalisme. C'est en reconduire la logique — production de valeur, concurrence, accumulation, dépendance aux experts — sous une forme d'administration plus acceptable. Et plus l'échelle est grande, plus la prétendue autogestion reconstitue délégation, hiérarchie et pouvoir planificateur.
Pour nous, à l'Atelier, ces questions ne sont pas abstraites. Elles touchent au cœur de ce que nous entendons par communalisme et par démocratie directe : une souveraineté communale réelle suppose de questionner non seulement qui décide, mais ce qui est décidé — et surtout ce que le système de production lui-même (notion de technicité et d'échelle) exige comme société.
Lisons, débattons : l'article est en lien ci-dessous. Vos réactions, critiques et prolongements sont les bienvenus dans cette discussion.
La gauche autogestionnaire a ses mythes fondateurs : les usines de Turin en 1919, la révolution espagnole de 1936, les coopératives de Mondragón. Nicolas Casaux s'attaque à ces mythes dans un article récent, en réponse au livre de Guillaume Etiévant "Autogestion générale – sortir du capitalisme".
Sa thèse est simple, et cinglante : gérer démocratiquement une infrastructure capitaliste déjà construite, ce n'est pas sortir du capitalisme. C'est en reconduire la logique — production de valeur, concurrence, accumulation, dépendance aux experts — sous une forme d'administration plus acceptable. Et plus l'échelle est grande, plus la prétendue autogestion reconstitue délégation, hiérarchie et pouvoir planificateur.
Pour nous, à l'Atelier, ces questions ne sont pas abstraites. Elles touchent au cœur de ce que nous entendons par communalisme et par démocratie directe : une souveraineté communale réelle suppose de questionner non seulement qui décide, mais ce qui est décidé — et surtout ce que le système de production lui-même (notion de technicité et d'échelle) exige comme société.
Lisons, débattons : l'article est en lien ci-dessous. Vos réactions, critiques et prolongements sont les bienvenus dans cette discussion.
Envisager une gestion "démocratique" de l'économie marchande est en effet totalement illusoire. Le capitalisme n'est pas seulement inégalitaire par l'existence d'une bourgeoisie "profiteuse' mais structurellement. La croissance, le "progrès" technologique, ont pour fondement l'instauration d'inégalités territoriales tout à fait flagrantes. L'économie politique consiste toujours à reporter les pertes "ailleurs", que ce soient en matière de destruction de l'environnement ou de pressurisation des populations de certaines zones territoriales éloignées des centres bénéficiaires de ces exploitations. "Le langage du libre-échange a ainsi encouragé le transfert de la charge de travail et de la charge environnementale vers des secteurs plus pauvres du système-monde. Il continue de justifier la polarisation croissante et l'augmentation des inégalités." (Alf Hornborg)
Envisager une gestion "démocratique" de l'économie marchande est en effet totalement illusoire. Le capitalisme n'est pas seulement inégalitaire par l'existence d'une bourgeoisie "profiteuse' mais structurellement. La croissance, le "progrès" technologique, ont pour fondement l'instauration d'inégalités territoriales tout à fait flagrantes. L'économie politique consiste toujours à reporter les pertes "ailleurs", que ce soient en matière de destruction de l'environnement ou de pressurisation des populations de certaines zones territoriales éloignées des centres bénéficiaires de ces exploitations. "Le langage du libre-échange a ainsi encouragé le transfert de la charge de travail et de la charge environnementale vers des secteurs plus pauvres du système-monde. Il continue de justifier la polarisation croissante et l'augmentation des inégalités." (Alf Hornborg)