L’Agora

Ici, on échange librement pour comprendre, questionner et faire vivre ensemble l’Écologie Sociale.


Nouveauté : les espaces publics de l’Agora sont désormais accessibles sans inscription.

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L’Agora est un espace d’échanges, de réflexion et de recherche inspiré de l’écologie sociale et du communalisme. Son ambition est de rassembler celles et ceux qui souhaitent contribuer à l’émergence de sociétés plus justes, plus écologiques et fondées sur la démocratie directe, l’entraide et l’autonomie collective.

Les deux espaces publics — l’un francophone, l’autre anglophone (partagé avec le Transnational Institute of Social Ecology – TRISE) — ont vocation à favoriser le partage d’expériences, de ressources et de réflexions autour des enjeux écologiques, sociaux et politiques de notre temps.

Que vous soyez militant·e, chercheur·se, étudiant·e ou simplement curieux·se de ces questions, n’hésitez pas à participer aux discussions ou à lancer vos propres sujets. Ensemble, faisons vivre un espace de dialogue et d’apprentissage mutuel pour imaginer et construire des alternatives capables de s’affirmer hors des structures étatiques et capitalistes.

MINIMA MORALIA de Theodor W. Adorno

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Sur les conseils de Steka, je découvre pour la première fois Adorno à travers les Minima Moralia — lecture encore en cours. Arrivé au quart de l'ouvrage, je ne résiste pas à l'envie de partager le plaisir que j'y prends : une plume à la fois douce et acérée, des observations qui font sourire — un sourire qui vient essentiellement, me concernant, du fait qu'Adorno trouve les mots justes, parfois dévastateurs, pour nommer ce que nous combattons et foutre la honte aux structures et/ou personnes qui le pratiquent — disons-le clairement une critique du capitalisme en tant que forme de vie. Si vous ne l'avez pas encore lu, je vous le conseille vivement.

Citation

Le sous-titre de MINIMA MORALIA est "Réflexions sur la vie mutilée". Il faut déjà admettre que notre vie est effectivement mutilée, et gravement, par le type de néo-société où nous sommes contraints de vivre. Et que les choses ne se sont nullement arrangées depuis la parution de ce livre (1951) mais assez lourdement aggravées pour différentes raisons. La première de ces raisons, c'est qu'il n'existe pratiquement plus aucun espace où l'on puisse prétendre s'échapper. Sauf à tenter de se replier en une intériorité qui ne peut que devenir assez rapidement étouffante. Encore une vie mutilée donc ... MINIMA MORALIA n'est pas un livre de morale, il cherche plutôt à mettre à nu ce que ce monde là comporte d'intolérable - et que nous tolérons quotidiennement pourtant.

Si l'on peut trouver un usage à ce livre, c'est donc prioritairement dans un refus de la résignation, un refus de l'acceptation d'un tel monde et l'exigence mise en œuvre de son dépassement effectif. 

TerKo a réagi à ce message.
TerKo

 

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