Die Agora

Hier tauschen wir uns frei aus, um die soziale Ökologie zu verstehen, zu hinterfragen und gemeinsam zu leben.


Neu: Die öffentlichen Bereiche der Agora sind nun ohne Registrierung zugänglich.

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Die Agora ist ein Raum für Austausch, Reflexion und Forschung, inspiriert von der sozialen Ökologie und dem Kommunalismus. Ihr Ziel ist es, all jene zusammenzubringen, die zur Entstehung gerechterer, ökologischerer Gesellschaften beitragen möchten, die auf direkter Demokratie, gegenseitiger Hilfe und kollektiver Autonomie basieren.

Die beiden öffentlichen Bereiche – der eine französischsprachig, der andere englischsprachig (gemeinsam mit dem Transnational Institute of Social Ecology – TRISE) – sollen den Austausch von Erfahrungen, Ressourcen und Überlegungen zu den ökologischen, sozialen und politischen Herausforderungen unserer Zeit fördern.

Ob Sie Aktivist*in, Forscher*in, Student*in oder einfach nur neugierig auf diese Themen sind: Zögern Sie nicht, an den Diskussionen teilzunehmen oder eigene Themen anzusprechen. Lassen Sie uns gemeinsam einen Raum des Dialogs und des gegenseitigen Lernens schaffen, um Alternativen zu entwerfen und aufzubauen, die sich außerhalb staatlicher und kapitalistischer Strukturen behaupten können.

L’antifascisme, le pire produit du fascisme ?

Zitat
Je partage globalement l’analyse qui suit dans cet article de RÉVEIL LIBERTAIRE. Le fascisme et ses formes contemporaines ne tombent pas du ciel : ils naissent des crises du capitalisme et de la fonction qu’y joue l’État, qui les tolère, les instrumentalise ou s’y convertit quand l’ordre marchand est menacé. On ne peut donc combattre sérieusement le néofascisme qu’en combattant le capitalisme dans le but de l’abolir — et l’État avec lui. Un antifascisme qui se borne à « faire barrage » en défendant les institutions qui produisent le problème tourne effectivement en rond, et chaque nouvelle urgence renvoie aux calendes grecques toute perspective d’émancipation.
Là où je m’écarte du texte, c’est sur le sujet de cette émancipation. Pourquoi la réduire au seul prolétariat, au seul sujet révolutionnaire de classe ? Celui-ci reste une réalité, mais il ne suffit plus à rassembler toutes celles et ceux que le capitalisme dépossède : de leur travail, certes, mais aussi de leur pouvoir de décider, de leurs territoires, de leurs conditions de vie sur une planète abîmée. Au XXIe siècle, le sujet révolutionnaire le plus fédérateur pourrait bien être un mouvement pour la démocratie directe : des assemblées populaires qui reprennent en main la décision politique à l’échelle de la commune, se fédèrent entre elles et opposent au pouvoir d’État et au marché une autre manière d’organiser la société.
C’est la perspective de l’écologie sociale communaliste. Elle ne rejette ni la lutte des classes ni l’autogestion ouvrière au sein même des lieux de production — cette autogestion s’inscrivant toutefois dans un mandat délivré par l’assemblée populaire de la commune, de la biorégion ou de la confédération, selon l’échelle à laquelle se rapporte ladite production —, mais elle les inscrit dans une perspective plus large : la domination de classe y est une forme parmi d’autres d’une logique de domination plus générale, qui s’exerce aussi entre les sexes, sur les territoires et sur le vivant. La réponse au fascisme ne réside alors ni dans le front républicain ni dans l’attente du grand soir, mais dans la construction patiente, dès maintenant, d’institutions démocratiques autonomes. Ce contre-pouvoir rend le capital et l’État inutiles et, du même coup, retire au fascisme le terrain sur lequel il prospère.
L’article de RÉVEIL LIBERTAIRE : L’antifascisme, le pire produit du fascisme ?

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