Aquí intercambiamos opiniones libremente para comprender, cuestionar y poner en práctica juntos la Ecología Social.
Novedad: los espacios públicos de Ágora ya son accesibles sin necesidad de registrarse.
Puedes consultar los debates, responder a los temas existentes o proponer nuevas reflexiones bajo la mención «invitado/a». En este caso, los nuevos debates se someten a validación antes de su publicación con el fin de preservar la calidad de los intercambios y protegernos de los bots. Las personas que deseen intervenir con su propio nombre o con un seudónimo permanente también pueden crear una cuenta de forma gratuita registrándose.
El Ágora es un espacio de intercambio, reflexión e investigación inspirado en la ecología social y el comunalismo. Su objetivo es reunir a quienes deseen contribuir al surgimiento de sociedades más justas, más ecológicas y basadas en la democracia directa, la ayuda mutua y la autonomía colectiva.
Los dos espacios públicos —uno francófono y otro anglófono (compartido con el Transnational Institute of Social Ecology – TRISE)— tienen como objetivo fomentar el intercambio de experiencias, recursos y reflexiones en torno a los retos ecológicos, sociales y políticos de nuestro tiempo.
Tanto si eres activista, investigador, estudiante o simplemente tienes curiosidad por estos temas, no dudes en participar en los debates o en proponer tus propios temas. Juntos, demos vida a un espacio de diálogo y aprendizaje mutuo para imaginar y construir alternativas capaces de afirmarse al margen de las estructuras estatales y capitalistas.
Bon à rien — par Mark Fisher
Cita de
TerKo en 9 agosto 2026, 17h21
Mark Fisher (1968–2017), théoricien culturel britannique, est notamment connu pour son essai publié en français par Entremonde en 2018 (2009) "Le réalisme capitaliste: n'y a-t-il aucune alternative?", où il analysait comment le capitalisme néolibéral s'était naturalisé au point de paraître le seul horizon pensable. Dans ce texte initialement publié sur son blog k-punk, il prolonge cette analyse sur un terrain plus intime : sa propre dépression, vécue depuis l'adolescence. Refusant les explications purement chimiques ou familiales, Fisher propose une lecture politique du mal-être psychique, l'articulant au pouvoir de classe et à ce qu'il nomme, à la suite du thérapeute David Smail, le « volontarisme magique » — cette idéologie diffuse selon laquelle chacun serait libre de devenir ce qu'il veut par la seule force de sa volonté.
Écrit dans le contexte de l'austérité britannique post-2008, ce texte n'a rien perdu de son actualité — il a même gagné en portée. La même racine structurelle qui produisait, chez Fisher, une dépression de classe, produit aujourd'hui une détresse d'un autre ordre chez les jeunes générations : celle de grandir dans la conscience d'une accélération de l'inhabitabilité terrestre, portée pour l'essentiel par les classes qui en sont le moins responsables. Solastalgie, éco-anxiété, sentiment de trahison générationnelle — ce sont peut-être les nouveaux visages d'un même mal produit par une même forme sociale. Une piste que nous pourrions, pourquoi pas, approfondir dans un prochain texte — du diagnostic (Capitalocène, apartheid climatique, etc.) aux réponses possibles, dont la psychothérapie institutionnelle, que l'Atelier a déjà eu l'occasion d'évoquer.
L'article relayé en espagnol ce jour par EL VIEJO TOPO : Bueno para nada
Mark Fisher (1968–2017), théoricien culturel britannique, est notamment connu pour son essai publié en français par Entremonde en 2018 (2009) "Le réalisme capitaliste: n'y a-t-il aucune alternative?", où il analysait comment le capitalisme néolibéral s'était naturalisé au point de paraître le seul horizon pensable. Dans ce texte initialement publié sur son blog k-punk, il prolonge cette analyse sur un terrain plus intime : sa propre dépression, vécue depuis l'adolescence. Refusant les explications purement chimiques ou familiales, Fisher propose une lecture politique du mal-être psychique, l'articulant au pouvoir de classe et à ce qu'il nomme, à la suite du thérapeute David Smail, le « volontarisme magique » — cette idéologie diffuse selon laquelle chacun serait libre de devenir ce qu'il veut par la seule force de sa volonté.
Écrit dans le contexte de l'austérité britannique post-2008, ce texte n'a rien perdu de son actualité — il a même gagné en portée. La même racine structurelle qui produisait, chez Fisher, une dépression de classe, produit aujourd'hui une détresse d'un autre ordre chez les jeunes générations : celle de grandir dans la conscience d'une accélération de l'inhabitabilité terrestre, portée pour l'essentiel par les classes qui en sont le moins responsables. Solastalgie, éco-anxiété, sentiment de trahison générationnelle — ce sont peut-être les nouveaux visages d'un même mal produit par une même forme sociale. Une piste que nous pourrions, pourquoi pas, approfondir dans un prochain texte — du diagnostic (Capitalocène, apartheid climatique, etc.) aux réponses possibles, dont la psychothérapie institutionnelle, que l'Atelier a déjà eu l'occasion d'évoquer.
L'article relayé en espagnol ce jour par EL VIEJO TOPO : Bueno para nada
Cita de
Steka en 10 agosto 2026, 0h27
Une logique dépressive, ou d'auto-dépréciation , entretenue volontairement dans les populations pour les maintenir dans la passivité. L'hypothèse est loin d'être sans fondement et ne rentre pas forcement en contradiction avec l'individualisme-narcissique qui est l'autre pan du problème de cette configuration schizophrénique. Choisis ton camp camarade dans ce "Rien n'est bon" ...
Une logique dépressive, ou d'auto-dépréciation , entretenue volontairement dans les populations pour les maintenir dans la passivité. L'hypothèse est loin d'être sans fondement et ne rentre pas forcement en contradiction avec l'individualisme-narcissique qui est l'autre pan du problème de cette configuration schizophrénique. Choisis ton camp camarade dans ce "Rien n'est bon" ...
TerKo ha reaccionado a esta publicacion.