L’Agora

Ici, on échange librement pour comprendre, questionner et faire vivre ensemble l’Écologie Sociale.


Nouveauté : les espaces publics de l’Agora sont désormais accessibles sans inscription.

Vous pouvez consulter les discussions, répondre aux sujets existants ou proposer de nouvelles réflexions sous la mention « invité·e ». Dans ce cas, les nouvelles discussions sont soumises à validation avant publication afin de préserver la qualité des échanges et nous préserver des bots. Les personnes souhaitant intervenir sous leur propre nom ou sous un pseudonyme pérenne peuvent également créer gratuitement un compte en s’enregistrant.


L’Agora est un espace d’échanges, de réflexion et de recherche inspiré de l’écologie sociale et du communalisme. Son ambition est de rassembler celles et ceux qui souhaitent contribuer à l’émergence de sociétés plus justes, plus écologiques et fondées sur la démocratie directe, l’entraide et l’autonomie collective.

Les deux espaces publics — l’un francophone, l’autre anglophone (partagé avec le Transnational Institute of Social Ecology – TRISE) — ont vocation à favoriser le partage d’expériences, de ressources et de réflexions autour des enjeux écologiques, sociaux et politiques de notre temps.

Que vous soyez militant·e, chercheur·se, étudiant·e ou simplement curieux·se de ces questions, n’hésitez pas à participer aux discussions ou à lancer vos propres sujets. Ensemble, faisons vivre un espace de dialogue et d’apprentissage mutuel pour imaginer et construire des alternatives capables de s’affirmer hors des structures étatiques et capitalistes.

Bon à rien — par Mark Fisher

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Mark Fisher (1968–2017), théoricien culturel britannique, est notamment connu pour son essai publié en français par Entremonde en 2018 (2009) "Le réalisme capitaliste: n'y a-t-il aucune alternative?", où il analysait comment le capitalisme néolibéral s'était naturalisé au point de paraître le seul horizon pensable. Dans ce texte initialement publié sur son blog k-punk, il prolonge cette analyse sur un terrain plus intime : sa propre dépression, vécue depuis l'adolescence. Refusant les explications purement chimiques ou familiales, Fisher propose une lecture politique du mal-être psychique, l'articulant au pouvoir de classe et à ce qu'il nomme, à la suite du thérapeute David Smail, le « volontarisme magique » — cette idéologie diffuse selon laquelle chacun serait libre de devenir ce qu'il veut par la seule force de sa volonté.

Écrit dans le contexte de l'austérité britannique post-2008, ce texte n'a rien perdu de son actualité — il a même gagné en portée. La même racine structurelle qui produisait, chez Fisher, une dépression de classe, produit aujourd'hui une détresse d'un autre ordre chez les jeunes générations : celle de grandir dans la conscience d'une accélération de l'inhabitabilité terrestre, portée pour l'essentiel par les classes qui en sont le moins responsables. Solastalgie, éco-anxiété, sentiment de trahison générationnelle — ce sont peut-être les nouveaux visages d'un même mal produit par une même forme sociale. Une piste que nous pourrions, pourquoi pas, approfondir dans un prochain texte — du diagnostic (Capitalocène, apartheid climatique, etc.) aux réponses possibles, dont la psychothérapie institutionnelle, que l'Atelier a déjà eu l'occasion d'évoquer.

L'article relayé en espagnol ce jour par EL VIEJO TOPO : Bueno para nada

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Une logique dépressive, ou d'auto-dépréciation , entretenue volontairement dans les populations pour les maintenir dans la passivité. L'hypothèse est loin d'être sans fondement et ne rentre pas forcement en contradiction avec l'individualisme-narcissique qui est l'autre pan du problème de cette configuration schizophrénique. Choisis ton camp camarade dans ce "Rien n'est bon" ...

TerKo a réagi à ce message.
TerKo

 

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