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The Agora is a space for exchange, reflection, and research inspired by social ecology and communalism. Its aim is to bring together those who wish to contribute to the emergence of societies that are more just, more ecological, and based on direct democracy, mutual aid, and collective autonomy.
The two public forums—one French-speaking, the other English-speaking (shared with the Transnational Institute of Social Ecology – TRISE)—are designed to foster the sharing of experiences, resources, and reflections on the ecological, social, and political challenges of our time.
Whether you are an activist, researcher, student, or simply curious about these issues, feel free to join the discussions or start your own topics. Together, let’s foster a space for dialogue and mutual learning to imagine and build alternatives capable of asserting themselves outside state and capitalist structures.
DIRONS-NOUS QUE NOUS NE SAVIONS PAS ?
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TerKo on 6 August 2026, 19h24
Cet article, qui part du refus d'un éditeur de publier un livre sur la guerre coloniale russe en Ukraine, n'est pas sans écho avec certaines des questions que nous avons abordées hier soir lors de la réunion mensuelle de L'Adventice — en particulier sur les difficultés à construire un horizon émancipateur commun face à une conscience tronquée, ou à une fausse conscience acceptée, qui empêche de relier le système capitaliste aux catastrophes en cours.
Jean-Marc Royer y prolonge cette question sous un autre angle : celui du recul de l'élaboration théorique elle-même — dans l'édition, dans les médias, mais aussi dans une partie de l'écologie politique — au profit de « sujets plus incarnés » ou d'une adhésion de type croyance à des consensus scientifiques dont l'origine sociale (le mode de production capitaliste thermo-industriel) reste taboue. Il retrace pour cela trois ruptures de mémoire successives depuis 1945, et interroge la fragilité d'une « contre-culture écologique » qui, faute d'ancrage anticapitaliste clair, reste exposée à la récupération par l'extrême droite.
Cela rejoint, je crois, ce que je disais hier sur la nécessité de nommer les choses pour ce qu'elles sont et pour ce qu'elles produisent, quitte à déplaire — la confusion étant justement le terreau de la frustration et de la tentation autoritaire. Et cela éclaire, en creux, ce que Stéphane et Michel avançaient sur le changement des subjectivités comme condition d'une évolution réelle : Royer montre bien comment l'acculturation numérique et la déperdition de la pensée critique rendent ce travail de plus en plus difficile, précisément au moment où il devient le plus nécessaire.
Un texte dense, publié ce jour sur AutreFutur.net, avec un solide appareil de notes, mais qui me semble apporter un éclairage complémentaire utile à notre discussion d'hier.
Je vous invite à le lire : DIRONS-NOUS QUE NOUS NE SAVIONS PAS ? — Le souffle de l’éphémère et le vent du boulet
Cet article, qui part du refus d'un éditeur de publier un livre sur la guerre coloniale russe en Ukraine, n'est pas sans écho avec certaines des questions que nous avons abordées hier soir lors de la réunion mensuelle de L'Adventice — en particulier sur les difficultés à construire un horizon émancipateur commun face à une conscience tronquée, ou à une fausse conscience acceptée, qui empêche de relier le système capitaliste aux catastrophes en cours.
Jean-Marc Royer y prolonge cette question sous un autre angle : celui du recul de l'élaboration théorique elle-même — dans l'édition, dans les médias, mais aussi dans une partie de l'écologie politique — au profit de « sujets plus incarnés » ou d'une adhésion de type croyance à des consensus scientifiques dont l'origine sociale (le mode de production capitaliste thermo-industriel) reste taboue. Il retrace pour cela trois ruptures de mémoire successives depuis 1945, et interroge la fragilité d'une « contre-culture écologique » qui, faute d'ancrage anticapitaliste clair, reste exposée à la récupération par l'extrême droite.
Cela rejoint, je crois, ce que je disais hier sur la nécessité de nommer les choses pour ce qu'elles sont et pour ce qu'elles produisent, quitte à déplaire — la confusion étant justement le terreau de la frustration et de la tentation autoritaire. Et cela éclaire, en creux, ce que Stéphane et Michel avançaient sur le changement des subjectivités comme condition d'une évolution réelle : Royer montre bien comment l'acculturation numérique et la déperdition de la pensée critique rendent ce travail de plus en plus difficile, précisément au moment où il devient le plus nécessaire.
Un texte dense, publié ce jour sur AutreFutur.net, avec un solide appareil de notes, mais qui me semble apporter un éclairage complémentaire utile à notre discussion d'hier.
Je vous invite à le lire : DIRONS-NOUS QUE NOUS NE SAVIONS PAS ? — Le souffle de l’éphémère et le vent du boulet